Camille Couderc Notice sur la Bibliothèque nationale (1888)

L'intérêt de la Bibliothèque du roi passa toujours avant le sien. On ne peut toutefois s'empêcher de reconnaitre qu'il s'occupa, mais dans la dernière partie de sa vie seulement, avec une sollicitude un peu gênante de ses propres collections. Cet excès de zèle ne doit cependant pas être
jugé avec trop de sévérité, car il nous a conservé une foule de documents voués à une destruction inévitable. La première acquisition importante que fit la Bibliothèque, après l'avènement de Louis XIV, fut celle d'une partie de la collection des frères Dupuy.
Source : Gallica

Camille Couderc Inventaire sommaire de la collection Clément de Boissy sur la juridiction et la jurisprudence de la Chambre des comptes… (1895)

Tous les corps politiques, dans la révolution des temps, ont éprouvé des nuages qu'il faut couvrir d'un voile mystérieux pour effacer, s'il se peut, le souvenir des moments où l'empire des lois n'était pas à l'abri de la surprise et de l'erreur! » Il est à craindre que « tant de sources fécondes — c'est ainsi que les conseillers auditeurs qualifient les archives de la Chambre — où l'on peut puiser des secours salutaires, ne produisent par leur réunion un torrent propre à faire quelque ravage! »
Source : Gallica

Camille Couderc Notice sur la Bibliothèque nationale (1888)

Nous sommes enfin heureux de terminer cette liste des acquisitions faites par la Bibliothèque nationale, en annonçant la rentrée en France des précieux manuscrits des fonds Libri et Barrois de la collection du comte d'Ashburnham. On sait que ces manuscrits avaient été volés, il y a plus de quarante ans, à diverses bibliothèques de Paris et de la province. Les négociations relatives à cette aflaire, qui intéressait à si juste titre le monde savant, ont été conduites par M. L. Delisle avec une science et une habileté qui lui font le plus grand honneur.
Source : Gallica

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