Résumé

Léo Mouton Le manoir de Jean Bouyn et l'école des Beaux-arts… (1912)

Elle était bonne, elle était laide, elle était peu intelligente et, derrière la pompe et les hommages officiels, on songe malgré soi à la solitude de cette vie austère par son élévation même, au milieu de la foule parfumée et galante, au vide de ce coeur de vieille princesse, rentrant toute seule dans son vaste hôtel du quai Malaquais, ulcérée peut-être de n'avoir point auprès d'elle une affection, comme elle en voit au plus petit de ses gens, ulcérée de se voir mesurer, sinon refuser les prérogatives de son rang. Une vieille fille ne représente point !
Source : Gallica

Léo Mouton Le manoir de Jean Bouyn et l'école des Beaux-arts… (1912)

La maison Hillerin passée à l'état d'aile orientale, n'a plus de porte sur le quai non plus que l'aile occidentale. De plus ces deux ailes sont ornées à l'héberge de frontons triangulaires qui se reproduisent sur les façades sur cour. C'est de la pure fantaisie. La peinture de 1630, d'une facture beaucoup plus lourde mais beaucoup plus sincère, nous inspire davantage confiance. Nous avons un élément de constatation, c'est la maison Hillerin qui existe encore, le futur hôtel de Transylvanie. Il est bien là avec ses trois étages, sa porte cochère
Source : Gallica

Léo Mouton Le manoir de Jean Bouyn et l'école des Beaux-arts… (1912)

Tandis que le prince de Conti cherchait un acquéreur pour l'hôtel de la Roche-sur-Yon et le louait en attendant dans les conditions que nous venons de voir, un couple bien moderne, c'est-à-dire bien XVIIIe siècle, brûlait la vie joyeusement, vivant séparé de biens en droit, et séparé de corps en fait, se passant toutes les fantaisies, mangeant à belles dents leur superbe fortune, étalant l'un et l'autre un luxe et une prodigalité que d'autres époques n'ont point revus.
Source : Gallica

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