Résumé

Léon Robert Molière en province : conférence faite à Niort… (1869)

Elle est vraiment, chez Molière, la reine du logis. C'est Dorine qui lance au nez de Tartuffe un étincelant éclat de rire, c'est Martine, qui seule soutient le bonhomme Chrysale contre les Femmes savantes, c'est Nicole qui raille si franchement les sottes prétentions du Bourgeois Gentilhomme, c'est Toinette qui bafoue les médecins sans parvenir à leur arracher le Malade imaginaire; allons plus loin, c'est Suzanne, leur sœur, toujours riant, parlant, toujours verdissante d'entrain et de gaîté, et rusée à tromper jusqu'à Figaro! Hélas! Messieurs, qui nous rendra ces gais compagnons !
Source : Gallica

Léon Robert Molière en province : conférence faite à Niort… (1869)

Jeune fille, c'est Armande, qui ne veut épouser que la philosophie. Prenez-la au mot, dans deux ans elle sera Bélise, la vieille demoiselle, qui prend pour elle tous les soupirs et n'a que la grammaire à défendre ; vaudrait-il mieux se marier pour devenir Philaminte, faire enrager le bonhomme Chrysale et regarder la lune tandis que le désordre et la ruine menacent la maison ? Le tableau serait trop sombre si la charmante Henriette ne venait y jeter un gai rayon de lumière. C'est la bonne fée du logis, l'enfant gâtée de Molière.
Source : Gallica

Léon Robert Molière en province : conférence faite à Niort… (1869)

Mesdames, Messieurs,
Ces applaudissements accordés au souvenir de La Fontaine (1) me donnent, je l'avoue, bon espoir pour Molière. On ne saurait aimer l'un, sans concevoir pour l'autre une égale affection. Ce sont deux génies à jamais unis dans la gloire, comme ils furent inséparables dans la vie. Le hasard de la naissance les avait rapprochés, puisque Molière naquit un an seulement après La Fontaine. Ils devinrent amis en même temps que célèbres.
Dans ces fameux dîners qui les réunissaient chez Boileau, ils étaient toujours voisins de table.
Source : Gallica

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