Charles Constant

Résumé

Charles Constant Molière à Fontainebleau

Les cinq portraits qu’on a conservés de l’acteur De Brie, et notamment l’eau-forte reproduite d’après l’estampe de J. Sauvé, sur le dessin de P. Brisart, nous permettent d’esquisser sa physionomie. Sa figure était maigre, allongée, le nez très-long et presque droit. Si l’on en croit Molière, Villequin était fort laid, d’un caractère détestable, difficile à vivre ; et c’était de bon cœur, paraît-il, qu’à son entrée en scène, sous l’habit du notaire dans l’École des Femmes, Arnolphe pouvait s’écrier en prenant la fuite :
« La peste soit de l’homme et sa chienne de face ! »
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Charles Constant Molière à Fontainebleau

Ainsi, en résumé, à Villequin les rôles de bretteur, de spadassin ; toujours il jouera de fâcheux personnages. À Mademoiselle De Brie, au contraire, engagée dans la troupe pour jouer « le grand tragique et le noble comique, » les personnages sympathiques, doux et conciliants. Impossible après cela de s’étendre davantage sur le caractère et sur les habitudes des deux comédiens dont nous essayons d’esquisser les portraits, Molière les a peints en véritable maître en leur distribuant leurs différents rôles.
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Charles Constant Molière à Fontainebleau

Enfin dans le mois de décembre, Cybèle, coiffée de tours, caresse un lion ; tout près, un petit Saturne est assis sous une guirlande de feuillage, à droite un faune monté sur une chèvre, à gauche un faune monté sur un lion ; puis, sous un dais, dans un médaillon, l’on est en train de préparer la Noël : on vient de tuer le cochon gras. [2]
L’on voudra bien nous pardonner cette digression en quelque sorte archéologique, mais ne fallait-il pas, avant de parler des comédies représentées par Molière au palais de Fontainebleau, essayer de décrire le théâtre sur lequel elles étaient jouées ?
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