C. Coquelin, Revue des Deux Mondes
“ Molière, dans les Femmes savantes, est contre Philaminte et surtout contre Armande, parce que, par le pédantisme, la rude Philaminte enlève à la femme la grâce, plus belle encore que la beauté ; — parce que, par le mysticisme, Armande sacrifie la nature ; — parce que toutes deux, par suite, attentent à la société humaine. Mais, s’il est contre elles, il n’est pas pour Chrysale. Chrysale n’est pas le sage des Femmes savantes, tant s’en faut; ce sage, c’est Clitandre, qui consent qu’une femme ait des clartés de tout : c’est surtout Henriette, la plus parfaite des créations féminines de Molière. ”
