Lachapelle-Montmoreau

Résumé

Lachapelle-Montmoreau Études sur la profession d'avocat… (1879)

Toute la théorie du droit romain sur les pactes entre avocat et client porte le cachet de la prévention, qui éclate de toutes parts contre le premier. A priori le législateur soupçonneux veut prémunir contre lui le second et empêcher qu'il tombe dans les pièges tendus à l'ignorance et à la simplicité crédule.
Les cessionnaires de droit litigieux ont inspiré à bon droit partout la répugnance la plus vive ; de tous ces oiseaux de proie (vultures togati, comme on disait à Rome) , le plus dangereux, le plus redouté, a été sans contredit l'avocat.
Source : Gallica

Lachapelle-Montmoreau Études sur la profession d'avocat… (1879)

Le palmarium était en quelque sorte la palme de la victoire, promise à l'avocat en cas de gain du procès. Du pacte de quota litis au palmarium, il n'y a pas, du moins au point de vue des principes, l'épaisseur de la main. Ils ont tous deux même nature. Etant de même essence, il était rationnel, pour l'un, de partager la destinée de l'autre. La prohibition qui frappa le premier condamna l'autre virtuellement et par anticipation.
C'est du reste l'enseignement de l'école.
Source : Gallica

Lachapelle-Montmoreau Études sur la profession d'avocat… (1879)

La bonne foi a diminué sensiblement dans les relations des hommes du temps présent. J'énonce donc hardiment cette vérité fatale : les moeurs ne sont plus aujourd'hui une garantie de paiement pour l'avocat ; tant qu'il sera désarmé de l'action et là où il le sera, il courra de plus en plus risque de perdre la partie des honoraires qui ne sera pas sauvée à l'aide de la provision, Palladium détestable qu'il faudrait ainsi bénir accidentellement, quand je suis disposé à le maudire et désireux de le briser.
Source : Gallica

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