Résumé

Gal de Castella Une visite à Don Carlos : impressions de voyage (1874)

Voici le spectacle qui s'offrit à mes yeux : sous une chaudière retenue au plafond par une crémaillère en bois, flambait un vaste feu, autour duquel étaient assis ou couchés hommes, femmes et enfants, parlant le basque, dont ni mes compagnons ni moi ne comprenions un mot, si ce n'est
le nom de Don Carlos, qui revenait souvent ; c'est l'unique sujet des conversations du pays.
Le padron de la posada déterrait, de dessous une colline de braise et de cendres, une chose noire et charbonnée. C'était notre bacala qui cuisait.
Source : Gallica

Gal de Castella Une visite à Don Carlos : impressions de voyage (1874)

Une musique joua des mélodies nationales sous les fenêtres de Roi. En un clin d'œil Ja place fut transformée en salle de bal. Une foule de jeunes filles d'Estella vinrent se mêler au paseo des aboris de la place, et se laisser inviter, sans trop se faire prier, par les soldats carlistes, pour exécuter, avec cette grâce inimitable des Espagnoles, les danses du pays, le fandango, la havanaise, la jota aragohaise, aux évolutions tantôt douces et passionnées, tantôt brillantes et entraînantes.
L'homme du peuple espagnol est le danseur par excellence.
Source : Gallica

Gal de Castella Une visite à Don Carlos : impressions de voyage (1874)

Il y a en Espagne des pétroleurs et des ambitieux, qui veulent garder le pouvoir ou y arriver ; il y a des spéculateurs ; il y a encore, comme partout, des gens qui font de l'opposition systématique à tout ce qui est catholique, ou qui protège l'Eglise,
mais des républicains, pas un. Et comment voulez-vous qu'il en soit autrement dans cette Espagne, pleine de légendes et de traditions monarchiques, qui sauva l'Europe de l'Islamisme en combattant pendant huit siècles contre les Maures, et dont chaque page de son histoire glorieuse est l'œuvre d'un roi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature