Résumé

Tassin de Messilly Appel à l'opinion publique sur la situation de l'Espagne (1839)

« Il n'y a plus de Pyrénées ! » ce n'était point là l'exultation d'une vaine ambition satisfaite. Et quand, plus tard , il disait : « J'aime mieux faire la guerre à mes ennemis qu'à mon petit-fils ! » ce n'était pas non plus l'expression d'un sentiment chevaleresque, qui sacrifie à des intérêts de famille ceux d'une saine politique.
Le grand roi pressentait tout ce que l'union de la France et de l'Espagne, non pas sous un même sceptre, mais sous une même influence, promettait de force, de puissance et de prospérité aux deux pays.
Source : Gallica

Tassin de Messilly Appel à l'opinion publique sur la situation de l'Espagne (1839)

Maroto a eu le courage de briser d'un coup de foudre le bandeau qui couvrait les yeux de don Carlos. S'il est à toute la hauteur de la position qu'il a prise, si, de son côté, Espartero a l'intelligence de la sienne, et son immobilité pendant les événements pourrait le faire espérer; si tous les deux sont moins animés par l'ambition que par l'amour de la patrie, leurs étendards doivent rallier les hommes généreux de tous les partis.
Source : Gallica

Tassin de Messilly Appel à l'opinion publique sur la situation de l'Espagne (1839)

Pour fermer la porte aux étrangers, ne pourrait-on pas marier le prince des Asturies avec la fille aînée de Ferdinand? Mais nous craignons que l'austérité des mœurs de don Carlos ne lui fît envisager avec effroi, pour son fils, l'intervalle qui sépare une fille de huit ans de son âge nubile.
Le prince des Asturies restant libre, serait-il impossible de lui ménager une union dans les autres branches de sa famille ? Nous savons qu'il est des princes qui goûtent le bonheur d'être pères plus que rois ; mais la raison d'état a ses exigences.
Source : Gallica

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