M. George Mitchell

Résumé

M. George Mitchell Le camp et la cour de D. Carlos… (1839)

Les officiers et soldats des bataillons sont furieux; quoique Maroto ne soit plus parmi les carlistes, ils voient que la cause se perd de
jour en jour; ils voient que l'on ne prend aucune mesure pour réparer les maux que cette trahison nous a faits ; ils voient enfin que Maroto n'est pas le seul traître, ceux qui entourent D. Carlos ne le sont pas moins. On pourrait encore nous retirer de l'abîme dans lequel nous sommes tombés, et cependant chaque instant nous y enfonce davantage : aussi sont-ils résolus a marcher sur le quartier-royal.
Source : Gallica

M. George Mitchell Le camp et la cour de D. Carlos… (1839)

Plût à Dieu que la paix de l'Espagne fût une conséquence plus ou moins directe de la trahison de Maroto! mais quant à lui personnellement, nous n'hésitons pas à lui prédire un avenir malheureux; il sera poursuivi par la haine des victimes de son infamie et le mépris des honnêtes gens de tous les pays; et quoiqu'une ame comme la sienne soit incapable d'éprouver des remords pour avoir trahi la cause de son Roi, il regrettera peut-être de s'être vendu à si vil prix.
Maroto a déjà reçu du gouvernement Espagnol la grandcroix d'Isabelle-la-Catholique.
Source : Gallica

M. George Mitchell Le camp et la cour de D. Carlos… (1839)

Maroto, en se posant comme fueriste, sacrifiait l'armée carliste d'Aragon, celle de Catalogne, les carlistes de toute l'Espagne, les principes qu'il avait proclamé être les siens, et le Prince qui avait mis sa confiance en lui.
Maroto, en traitant avec les christinos sans - le consentement de celui qu'il avait reconnu pour son souverain, est un traître; sa trahison est de celles que rien ne peut ni justifier ni excuser.
Source : Gallica

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