Alfredo d’Escragnolle Taunay,
La Retraite de Laguna
“ En même temps, les ingénieurs rétablissaient le pont : une heure y suffit. Le passage s’effectua, et la marche reprit sur l’autre rive. Gravissant de petits plateaux qui séparent les dépressions parallèles dont la plaine est sillonnée, nous avançâmes jusqu’au pied d’une colline qui domine tout le pays d’alentour. Notre avant-garde avait trouvé cette position occupée par un gros poste de cavaliers ; elle s’arrêta, tous nos corps détachés en firent autant l’un après l’autre. Les Paraguéens nous examinaient, rien ne s’interposait entre eux et nous ; ils pouvaient nous compter. ”

