Capestang

Définition et enjeux

Portrait de Michel Zévaco Michel Zévaco,  Le Capitan (1906)

“ Sans répondre, sans un mot, avec seulement son cri d’appel, son terrible « Me voici ! » Capestang marchait, sans dévier d’une ligne, les yeux fixés sur Giselle, et à chaque tour de l’énorme barre de fer, un crâne sautait, un bras se brisait, une poitrine se défonçait. Capestang allait atteindre Giselle !
Rinaldo livide, écumant, convulsé, se jeta à plat ventre pour lui porter un coup d’épée de bas en haut. Capestang n’eut pas un geste pour dévier de la ligne droite, de la route de sang, d’horreur et d’épouvante qu’il suivait.
”
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Portrait de Michel Zévaco Michel Zévaco,  Le Capitan (1906)

“ Capestang tira sa rapière, saisit son poignard de la main gauche :
"Quand vous voudrez, messieurs les bourreaux ordinaires de M. le maréchal des sbires !
― Hein ! gronda Chalabre, il me semble qu’il insulte monseigneur !
― Faudra-t-il vous souffleter comme je viens de souffleter votre maître ?" rugit Capestang.
Il était impatient de la bataille. Ses oreilles tintaient. Cette attitude pétrifiée qu’il avait prise d’abord s’était fondue. L’œil provocant, la lèvre insolente, le sang à la tête, il voyait rouge. Le danger l’exaspérait.
”
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Portrait de Michel Zévaco Michel Zévaco,  Le Capitan (1906)

“ C’était un hurlement frénétique qui battait de ses monstrueux échos les parois du puits infernal. C’était enfin la voix de l’épouvante. Et Capestang s’aperçut que ces cris sortaient de sa gorge, à lui ! Que cette lamentation, c’était sa plainte à lui ! Que c’était lui qui proférait ces hurlements ! Que cette voix d’épouvante, c’était sa voix à lui !
L’effroyable cauchemar se développa dans son uniformité mortelle. L’écrou géant continua de tourner lentement autour de la vis géante. La planche de fer poursuivit sa descente en spirale. Capestang hurlait.
”
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