Maurice Muret

Élements biographiques

Maurice Muret,  Revue des Deux Mondes

“ Carducci n’est-il pas avant tout le barde ému de la patrie ? Son œuvre poétique, c’est en vérité l’histoire du Risorgimento considéré à travers un tempérament classique.
D’autres ont été citoyens du monde. Carducci n’a jamais prétendu qu’à la dignité éminente de citoyen romain. Civis romarins sum : ce titre lui parut toujours assez glorieux. Il malmène les Italiens, mais il ne met rien au-dessus de l’Italie. Il voit en elle une très grande personne morale, la plus grande personne morale de tous les temps. Naturellement, c’est l’Italie antique qu’il admire par-dessus tout.
”
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Maurice Muret,  Un Maître de la nouvelle en Allemagne - Paul Heyse

“ L’amour tel qu’il le comprend est une passion jalouse, qui remplit toute l’âme, élève l’individu au-dessus de lui-même, inspire les plus grands dévouemens ou les plus grands crimes, mais plus souvent les grands dévouemens. Plus l’être humain appartient à cette élite où Paul Heyse va chercher ses héros, plus il est capable d’amour, de ce grand amour pur. L’amour est nécessaire aux belles âmes, au même titre que la nourriture et le sommeil. Il est de parfaits amans plus précoces les uns que les autres, mais ce ne sont pas les plus précoces que Paul Heyse aime le moins. ”
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Maurice Muret,  La Querelle de Strauss et Renan…

“ Strauss ne s’arrête pas aux souverains. Au nom de cette « culture » allemande dont il brandissait déjà l’étendard insolent, il dit leur fait à ces écrivains français des XVIIe et XVIIIe siècles dont nous tirons tant de fierté. Certes, ils sont d’intelligence brillante et d’esprit fin ; ils ont la clarté, l’élégance de la forme ; mais combien les classiques allemands ne leur sont-ils pas supérieurs par la chaleur du cœur et la profondeur de la pensée ! Tout bien pesé, l’humanité ne gagnera pas moins que l’Allemagne aux victoires germaniques. ”
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