Maurice Muret, Revue des Deux Mondes
“ Carducci n’est-il pas avant tout le barde ému de la patrie ? Son œuvre poétique, c’est en vérité l’histoire du Risorgimento considéré à travers un tempérament classique. D’autres ont été citoyens du monde. Carducci n’a jamais prétendu qu’à la dignité éminente de citoyen romain. Civis romarins sum : ce titre lui parut toujours assez glorieux. Il malmène les Italiens, mais il ne met rien au-dessus de l’Italie. Il voit en elle une très grande personne morale, la plus grande personne morale de tous les temps. Naturellement, c’est l’Italie antique qu’il admire par-dessus tout. ”
