Marcel Boulenger , Revue des Deux Mondes
“ J’ai toujours frissonné en entendant Gabriele d’Annunzio parler de l’Italie. Il n’est pas seulement le fils, mais aussi l’amant de son pays : et sa tendresse brûlante et concentrée lui sort par les pores de la peau, dirait-on. Sur tous les sujets, il s’abandonne avec plaisir, et parfois avec coquetterie, a son lyrisme naturel et charmant. Toutefois, dès qu’il s’agit de sa patrie, le poète change de ton, non moins que de visage ; il se replie sur lui-même, en quelque sorte, et se recueille : on croirait qu’il s’arme. ”
