Résumé

Portrait de Benjamin Crémieux Benjamin Crémieux Essai sur l'évolution littéraire de l'Italie de 1870 à nos jours… (1928)

L'Italie faite, il forge la grande légende collective nécessaire à ces Italiens qui restent encore à façonner.
Il ne faut chercher chez lui ni poésie cosmique, ni lyrisme personnel. Le mystère et l'angoisse de la destinée humaine, le sens de la vie, les élans, les tourments de l'amour ou de la solitude, tout cela est à peu près absent de son œuvre. L'homme social, l'évolution de l'humanité, la poésie des âges dominée par la Némésis de l'histoire, voilà la matière et l'objet de son chant, voilà pour lui le sujet et le nœud du drame humain.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Crémieux Benjamin Crémieux Essai sur l'évolution littéraire de l'Italie de 1870 à nos jours… (1928)

Toute l'ardeur partisane des Italiens s'y donne cours ; nulle crauté n'est épargnée. Et l'image qui vient spontanément à l'esprit, qu'il s'agisse de Dante, d'Alfieri ou de Carducci, est celle d'un sanglier attaqué par une meute et lui tenant
tête victorieusement. La bonne éducation, le savoir-vivre n'ont jamais eu cours dans l'histoire de la littérature italienne ; il faut donner en Italie son sens plein à l'expression : « la bataille littéraire ». Il n'est pas un grand écrivain dont l'œuvre ne soit en partie, souvent en grande partie, polémique.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Crémieux Benjamin Crémieux Essai sur l'évolution littéraire de l'Italie de 1870 à nos jours… (1928)

Il a senti le drame de la connaissance jusqu'à l'angoisse ; c'est un cri d'angoisse spontanée qui retentit dans les meilleurs de ses récits, dans tout son théâtre. La conscience qui accompagne l'homme de sa naissance à sa mort et différencie sa destinée de celle de l'animal ou de la plante, voilà la source unique du tragique pirandellien.
Prendre conscience de la vie, penser sa vie, c'est lui donner une forme, la fixer dans une forme, en dessiner une image réelle ou illusoire, peu importe. Mais la vie coule, coule sans arrêt ; aucune forme ne peut l'emprisonner.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature