Jules Marsan

Résumé

Jules Marsan,  Stendhal (3e édition) (1932)

“ Nous arrivons ici au chef-d'œuvre décisif. Le Rouge et le Noir, c'est vraiment Stendhal : son admirable puissance psychologique en situation de déployer toutes ses ressources, un sujet pris dans la réalité et qui, sans cesser d'être exceptionnel, n'a plus rien d'équivoque et d'anormal, — un vaste tableau d'histoire, embrassant toute la
société de son temps, ce roman-chronique dont il rêvait et qu'il réalise enfin dans toute son ampleur, — et, dominant tout cela, sa philosophie propre, ce Beylisme qui s'affirme en son intransigeance souveraine.
”
Source : Gallica

Jules Marsan,  Stendhal (3e édition) (1932)

“ Du cynisme non pas, car le cynisme ne va pas sans affectation et toute affectation lui est odieuse; mais une intelligence claire, froide, souple, aiguë comme la lame d'une épée; une volonté qui parfois semble fléchir, quand elle se briserait à résister, mais qui ne se détourne jamais de son objet; et, dans les situations les plus délicates, une élégance souveraine que rien ne peut atteindre et qui ne se dément pas.
Or ce diplomate subtil, ce politique incomparable « le plus grand, dira Stendhal, que l'Italie ait connu depuis plusieurs siècles », est cependant une victime de l'amour.
”
Source : Gallica

Jules Marsan,  Stendhal (3e édition) (1932)

“ Et surtout, nous avons ici le point de départ et la clef de toute son œuvre. Avec l'apparence d'un livre théorique, objectif, c'est toute sa doctrine, tout le Beylisme, toutes ses idées et ses goûts : le goût de l'idéologie et du raisonnement précis, presque mathématique ; — sa curiosité psychologique, avec ce désir de ne pas être dupe qui va jusqu'au cynisme; — sa morale, ou plutôt sa conception de la vie : égotisme, exaltation du moi, poursuite du plaisir; — et surtout son culte de l'amour, source de toute joie, principe d'énergie. ”
Source : Gallica

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