Résumé

Maurice Muret Un Maître de la nouvelle en Allemagne - Paul Heyse

Et quand Paul Heyse peut faire épouser une de ses bergères par un de ses rois, il en marque une joie un peu puérile. Il aime éperdument le romanesque. Un homme aurait-il eu en partage tous les plaisirs terrestres, s’il n’a pas eu son heure de folie amoureuse, il reste à plaindre. C’est parce que le professeur Chlodwig d’ Amour céleste et Amour terrestre a trouvé chez sa femme tous les dons de l’esprit et toutes les vertus, — tout, sauf l’élan d’un cœur épris, — qu’il s’égare dans les sentiers fangeux de l’adultère.
Source : Wikisource

Maurice Muret Un Maître de la nouvelle en Allemagne - Paul Heyse

L’amour tel qu’il le comprend est une passion jalouse, qui remplit toute l’âme, élève l’individu au-dessus de lui-même, inspire les plus grands dévouemens ou les plus grands crimes, mais plus souvent les grands dévouemens. Plus l’être humain appartient à cette élite où Paul Heyse va chercher ses héros, plus il est capable d’amour, de ce grand amour pur. L’amour est nécessaire aux belles âmes, au même titre que la nourriture et le sommeil. Il est de parfaits amans plus précoces les uns que les autres, mais ce ne sont pas les plus précoces que Paul Heyse aime le moins.
Source : Wikisource

Maurice Muret Un Maître de la nouvelle en Allemagne - Paul Heyse

Tous, dans les momens les plus pathétiques, s’étudient encore à parler bien, trop bien. Il y a moins de force dans ce style que de grâce. La grâce, il faut toujours y revenir quand on parle de Paul Heyse. Elle est l’attribut essentiel de son langage comme le caractère dominant de ses personnages : « Si l’on peut parler des profondeurs de la grâce, a dit un critique, le poète a plongé dans ces profondeurs. Sa sympathie instinctive pour la grâce comme puissance universelle et puissance vitale lui manifesta une richesse de sujets, de figures, de situations qui semblait presque inépuisable. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature