Résumé

Léon Boucher Le Roman pastoral en Angleterre

Oak en effet a su la passion et l’offre de Boldwood, et il a deviné le triomphe du sergent. Son plus grand chagrin avait été jusqu’alors de se sentir dédaigné ; mais voir tomber Bathsheba dans les filets du sous-officier lui cause une peine plus vive encore. C’est un noble amour que celui qui ne craint pas de combattre l’erreur du cœur aimé au risque d’y faire naître l’aversion. C’est un noble amour, mais un amour qui ne se promet rien de bon, et qui ferait mieux peut-être de garder le silence. Toujours est-il que Gabriel Oak veut parler et plaider la cause de Boldwood.
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Léon Boucher Le Roman pastoral en Angleterre

Voilà le héros de M. Hardy. Il n’est pas beau, surtout quand il sourit, et ce n’est pas dans ses habits du dimanche qu’il faut le contempler ; mais, lorsque sur la cime d’une meule de froment embrasée il risque sa vie pour sauver une récolte qui n’est pas la sienne, ou lorsqu’il réchauffe dans sa hutte les agneaux qui viennent de naître, il y a dans tous ses mouvemens une énergie tranquille et une précision qui ont bien aussi leur grâce, s’il est vrai que la convenance entre les choses et l’usage qu’on en fait soit à la base de toute beauté.
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Léon Boucher Le Roman pastoral en Angleterre

Elle voudrait qu’il ne la crût pas aussi folle qu’elle a paru l’être, et, sans rougir encore de son amour pour Troy, elle fait entendre à Gabriel que les ruses du sergent n’ont pas été étrangères à sa prompte résolution.
Dès lors un sentiment nouveau, celui de la pitié, vient s’ajouter dans l’âme du berger Oak à la passion qu’il éprouve pour Bathsheba. Pas plus qu’un autre, il n’est doué du don de prophétie ; mais il n’a pas de peine à conjecturer que Troy ne sera jamais un fermier de la vieille roche, et c’est ce qui arrive en effet.
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