Léon Rossignol, Lettres d'un mauvais jeune homme à sa Nini (1866)
“ Tu as le printemps pour loi, nous avons l'hiver; Tu as les caresses du soleil, nous avons le sourire de M. Buloz. Tu as les banknotes des Anglais, les dollars des Américains, les roubles des Russes; je n'ai, moi, que des billets, à ordre que Commerson n'a jamais voulu endosser. On te parle italien ; on t'appelle Mia cara; moi, au Casino, de petites drôlesses en me voyant entrer, s'écrient : Tiens, voilà ce pignouff de Rossignol! Le Petit Journal marche toujours, les lunettes d'or de M. Millaud président toujours à ses destinées. Le théâtre Déjazet ne marche pas, lui — il vole. ”
