Claude Buffier

Résumé

Claude Buffier La Vie du comte Louis de Sales… (1846)

Il ne lui restait de ses frères qu'un chevalier de Malte, exposé chaque jour à perdre la vie; son fils aîné, qui était d'un caractère à faire toute sa consolation , s'était, depuis un temps, séparé entièrement du monde pour vivre dans une profonde solitude : « C'est présentement, Seigneur, dit Louis à Dieu dans ces conjonctures, c'est présentement que vous me devez être tout, puisqu'il vous plaît de m'ôter tout. » Cet épanchement de son coeur dans le sein de Dieu dissipa les nuages qu'un mouvement naturel de tristesse avait répandus dans son âme.
Source : Gallica

Claude Buffier La Vie du comte Louis de Sales… (1846)

L'âme de toute sa conduite, en général, était la haute idée qu'il avait conçue de la grandeur de Dieu. On ne peut trouver un sentiment plus relevé et plus inébranlable que celui qu'il avait de la majesté divine, ni une foi plus vive et plus tendre de ses ineffables perfections. Aussi, dès sa jeunesse, avait-il aimé constamment ce souverain bien d'un amour de choix et de préférence à toute chose ; de sorte que son mot le plus ordinaire était: « L'unique bien, c'est Dieu ; l'unique mal, c'est le péché. » Rien n'a jamais été capable de lui faire perdre de vue cette maxime
Source : Gallica

Claude Buffier La Vie du comte Louis de Sales… (1846)

Quand l'esprit est de la sorte assujetti à Dieu, le corps ne peut manquer de l'être à l'esprit, la chasteté n'ayant point de plus sûre garde que la crainte du Seigneur, l'obéissance et l'humilité chrétiennes. On peut dire que la pureté était à l'égard du comte un don spécial, et un trésor d'autant plus précieux qu'il se conserva au milieu des plus dangereuses occasions où le démon a coutume de le ravir. Dès sa plus tendre jeunesse, il eut une retenue si grande et une modestie si exemplaire qu'on ne lui a jamais vu échapper une seule parole indécente.
Source : Gallica

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