Henri Malo,
La vie ardente de Maurice de Saxe
(1928)
“ Entré jadis comme aide de camp au service de l'Electeur de Saxe, après avoir tué en duel, en Hongrie, un colonel des Impériaux, Flemming s'éleva rapidement. Au dire même de Maurice, il est brave, très laborieux, démesurément ambitieux, peu ami des honnêtes gens, le plus méchant homme qu'il y ait sous le ciel, implacable ennemi, insoucieux de la voie qui le mène à ses fins pourvu qu'il y arrive, brutal comme un cheval de carrosse, pillard à prendre cent ducats sans être naturellement avare, un peu fou, donnant dans la chimère et, avec tout cela, d'un génie supérieur. ”
