Résumé

Victor de Seilhac Les Bâtards de rois. Le Mal de Saxe… (1864)

Le comte Maurice était auprès du général qui avait voulu l'envoyer à l'école et ne manqua à aucune des attaques qui se firent pendant ce siége. M. de Stoterogen le suivait dans les postes les plus périlleux avec un dévouement sans exemple: il reçut une blessure à la tête. L'audace du fils d'Auguste étonnait les plus braves. « Il n'y a qu'un homme ne connaissant pas le danger, disait le duc de Marlborough en parlant du comte de Saxe, qui puisse faire ce qu'il fait. » Un moment le jeune Maurice espéra, avec les généraux alliés, que la campagne ne serait pas terminée sans une action décisive.
Source : Gallica

Victor de Seilhac Les Bâtards de rois. Le Mal de Saxe… (1864)

Dans l'amertume de ses regrets, il n'est pas éloigné de penser que la cour cherche à échapper à la reconnaissance. Son imagination se prend à tout de ses déplaisirs. Cette disposition chagrine est l'effet d'une ambition trompée : Maurice se voyait dépouillé d'une autorité absolue et du prestige que donne le pouvoir.
Paris n'avait plus pour Maurice que de fades enivrements; il courut s'enfermer à Chambord : là il pouvait se nourrir de ses chimères et entretenir le rêve d'une grandeur imaginaire.
Grâce à la munificence de Louis XV, Chambord avait revêtu l'éclat d'une demeure royale.
Source : Gallica

Victor de Seilhac Les Bâtards de rois. Le Mal de Saxe… (1864)

Le maréchal ne s'était pas trompé sur la gravité de sa blessure; Sénac reconnut qu'elle était mortelle. Ses soins ne purent que prolonger l'agonie. Placé entre la vie que la force de son âme l'empêchait de regretter, et la mort au-dessus de laquelle il s'élevait par son courage, le comte de Saxe montra une fermeté que la souffrance n'abattit pas un instant. Il parut aussi grand sur son lit de douleur qu'il l'avait été sur le champ de bataille.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature