Jacques Bénigne Bossuet,
Oraisons funèbres
“ Enfin l’ennemi décampe ; c’est ce que le prince attendait. Il part à ce premier mouvement : déjà l’armée hollandaise avec ses superbes étendards ne lui échappera pas ; tout nage dans le sang, tout est en proie ; mais Dieu sait donner des bornes aux plus beaux desseins. Cependant les ennemis sont poussés partout. Oudenarde est délivrée de leurs mains : pour les tirer eux-mêmes de celles du prince, le ciel les couvre d’un brouillard épais ; la terreur et la désertion se met dans leurs troupes ”
