Résumé

Portrait de Gaspard Monge Gaspard Monge Géométrie descriptive

On voit donc que, quoique, par rapport au nombre de ses dimensions, le plan soit un objet moins simple que la ligne droite qui n’en a qu’une, et que le point qui n’en a pas, il présente cependant plus de facilité que le point et la ligne droite pour la détermination d’un point dans l’espace : c’est ce procédé que l’on emploie ordinairement dans l’application de l’algèbre à la géométrie, où, pour chercher la position d’un point, on a coutume de chercher ses distances à trois plans connus de position.
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On peut d’abord les regarder comme engendrées par une droite indéfinie qui, étant assujettie à passer toujours par un point donné, se meut de manière qu’elle s’appuie constamment sur une courbe donnée qui la dirige dans son mouvement. Le point unique par lequel passe toujours la droite est le centre de la surface ; c’est improprement qu’on lui a donné le nom de sommet. Dans cette génération, la ligne génératrice est encore constante de forme ; elle ne cesse jamais d’être une ligne droite.
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La convention qui sert de base à la méthode des projections est propre à exprimer la position d’un point dans l’espace, à exprimer celle d’une ligne droite indéfinie ou terminée, et par conséquent à représenter la forme et la position d’un corps terminé par des faces planes, par des arêtes rectilignes et par des sommets d’angles solides, parce que, dans ce cas, le corps est entièrement connu, quand on connoît la position de toutes ses arêtes et celle des sommets de tous ses angles.
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