Renée Vivien,
La Dame à la louve
“ « Viens, Onesta !... » Elle fixa sur moi ses yeux stupides. « Vous avez en effet les paroles et les manières d’un grand seigneur, » bégaya-t-elle, « mais je ne puis quitter pour vous mon mari et mes enfants. — Votre mari pourra-t-il, comme moi, parer magnifiquement votre splendeur de femme ? Saura-t-il assortir les pierres au reflet de vos yeux ? Et vous êtes trop gracieuse pour n’être qu’une mère, Onesta. — Tout cela est peut-être vrai, en somme, » acquiesça la mégère, très romanesquement saoûle. « Cela est vrai comme la Vérité nue, » insistai-je. « Venez, Onesta mia. » ”
