Sarolta

Définition et enjeux

Portrait de Leopold von Sacher-Masoch Leopold von Sacher-Masoch Les Batteuses d’hommes

Il chercha à se rapprocher d’elle, mais retomba à moitié chemin. Les filles le soulevèrent et le placèrent aux pieds de Sarolta. Ainsi tu es à moi ? bégaya le baron, tandis qu’elle l’enveloppait de ses superbes bras et l’embrassait. D’un regard elle congédia les deux servantes. La vieille posa une coûteuse pelisse de zibeline à la tête de la princesse sur le coussin du sofa et se retira pareillement.
— Je veux me rendre plus belle, dit en riant
Sarolta, aussi belle que Vénus Anadyomène.
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Portrait de Leopold von Sacher-Masoch Leopold von Sacher-Masoch Les Batteuses d’hommes

Sarolta se repaissait des tortures qu’elle lui infligeait ainsi, et rien n’égalait la jouissance qu’il lui procurait, lorsqu’étendue sur un moelleux canapé, lui-même vautré dans la poussière, il appliquait avec ferveur ses propres lèvres sur les pieds de la princesse, demandant en grâce, soupirant et pleurant après un mot d’amour. Alors, elle se prenait à rire et le congédiait du pied, ou bien encore, elle s’emparait du fouet dont elle usait à l’égard de sa meute et l’en frappait comme un esclave, non,...
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Si parfois, enfin, la signora Arabella se risquait à venir au manège pour l’exciter d’un coup de fouet, Sarolta lui baisait régulièrement la main après la leçon, disant avec une assurance stéréotypée, qu’elle s’estimait heureuse, d’être frappée par elle, car « la main qui aime bien, châtie bien ! »
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