Gabrielle Réval,
Les Sèvriennes
“ Myriam, très entourée, résiste à peine aux compliments qui l’accablent ; elle abandonne sa belle main aux lèvres d’Angèle Bléraud, ses regards disent assez l’ivresse de la cabotine triomphante.Renée, la vierge pure du Noël, disparaît devant cet éclat ; les Sèvriennes affolées adorent en Myriam, le poète de l’amour, que cette voix leur a révélé.Elles dansent, mais leur pensée est ailleurs ; comme une maîtresse, la poésie les caresse et les meurtrit. Elles tourbillonnent éperdues, silencieuses, et les heures passent, les heures s’en volent, elles sont heureuses. ”
