Résumé

Various L'Illustration, No. 0045, 6 Janvier 1844

«Allons, Clarisse, dit tout à coup la chanoinesse après un moment de silence, prenez-en votre parti, ma fille; je vois que vous l'aimez plus encore que je ne pensais.
--Vraiment, madame, vous êtes ce soir d'une perspicacité... qui m'effraie, s'écria la comtesse en relevant la tête, tandis qu'un léger frémissement d'impatience crispait ses jolis doigts roses et effilés.
--Mais c'est l'a, b, c de l'amour. Refuse-t-on de recevoir les gens qu'on ne craint pas?»
La comtesse se leva et vint respirer l'air sur le balcon.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0045, 6 Janvier 1844

Décidément Clarisse était déroutée. Elle n'avait jamais vu sa tante abonder si bien dans ses idées à l'endroit de Rutland.
«D'abord, s'il faut te parler vrai, continua la vieille madame Aurélie, je lui trouve un défaut terrible à ton Rutland: c'est celui de n'en pas avoir. Est-ce qu'on aime ces bellâtres accomplis où l'œil ne sait à quoi s'accrocher, non plus que le cœur? C'est bien assez déjà de les admirer. Milord est un ange, un dieu, un héros, tout ce que tu voudras; mais, nous autres femmes, nous aimons mieux les hommes.»
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0045, 6 Janvier 1844

La chanoinesse éclata de rire. Elle trouvait le mot comique.
«Je n'insiste pas, Clarisse, continua-t-elle d'un ton enjoué. Je sais que les femmes ne se disent jamais entre elles que ce qu'elles veulent bien se dire, et que finasser pour obtenir une confidence, c'est du temps perdu; le plus court est d'attendre. Mais voilà, de ma part une discrétion qui mérite sa récompense: tout ce que j'exige, c'est que tu répondes sans mentir à une question que je vais te faire.»
Clarisse leva sur sa tante des yeux inquiets.
Source : Gutenberg

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