Résumé

Nouvelles à la main sur la comtesse Du Barry… (1861)

Sire, en vous présentant madame Du Barry, je croyais qu'elle était comtesse : il n'en est rien, elle n'est pas même mariée !
— Bon Dieu! s'écria le roi, que me dis-tu là, Le Bel? Madame Du Barry n'est pas mariée? Et comment s'appelle-t-elle?
— Je ne sais, Sire; elle a pris déjà quatre ou cinq noms, mais je doute qu'elle en ait jamais porté un qui fût bien à elle.
— Diable! dit le roi en riant, c'est grave cela, Le Bel. Cette pauvre comtesse ne peut pas rester ainsi fille et sans nom. Il faut lui trouver un mari.
Source : Gallica

Nouvelles à la main sur la comtesse Du Barry… (1861)

Mais plus d'un se dispute ce haut emploi de conseiller de la favorite. Le chancelier, le gouverneur des Enfants de France, le gouverneur honoraire du harem royal (j'ai nommé le duc de Richelieu) , le prince de Soubise et bien d'autres, se vantent d'être les directeurs spirituels de la seule reine de France. La vérité, c'est qu'après le comte Jean et le duc d'Aiguillon, le conseiller le plus en faveur auprès de la belle comtesse, c'est M. de Maupeou, le grave, l'austère, le nébuleux, comme dirait l'Aminte des Femmes savantes.
Source : Gallica

Nouvelles à la main sur la comtesse Du Barry… (1861)

Que restera-t-il de la comtesse Du Barry? Une ombre ensanglantée au charnier de la Madeleine, et un buste de Pajou au musée du Louvre.
0 destinée des femmes ! C'est par l'amour qu'elles vivent, c'est par l'art qu'elles survivent. L'amour a ouvert à la Du Barry la porte du palais de Versailles, le palais du roi; l'art lui a ouvert la porte du palais des chefs-d'œuvre, le Louvre. On l'a un jour chassée de Versailles, mais elle restera au Louvre tant que l'art aura son palais.
J'ai lu ces Nouvelles à la main où la Du Barry est peinte de face et de profil, en buste et en pied.
Source : Gallica

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