Suzanne Curchod,
Réflexions sur le divorce
(1794)
“ Les gens mariés ont donc deux fois à rougir quand ils quittent la route de la vertu ; et ce genre d’identité, le plus parfait de tous, ne peut se concilier avec la possibilité d’une séparation. Le mariage est, surtout pour les femmes, une nouvelle école de bienfaisance et de pudeur ; car la confiance et le bonheur d’un mari modeste et sensible s’ébranlent comme un roseau par le plus léger coup de vent ; et la réputation de sa jeune épouse, plus délicate que la rose, ne souffriroit pas, comme elle, sans en être flétrie, les innocens larcins des abeilles, ou le voltigement des papillons. ”
