Nicolas-Philibert Desvernois, Souvenirs militaires du baron Desvernois… (1858)
“ Sous l'impression de ce cruel spectacle, Desaix écrivit à Bonaparte : «Si l'armée ne traverse pas le désert avec « la rapidité de l'éclair, elle périra ! » Tout-à-coup éclate dans les rangs un murmure d'abord sourd et confus, puis universel et presque menaçant. Les malheureux soldats accusent de leurs souffrances leurs généraux qui les partagent, et qui, de plus, éprouvent des peines morales plus douloureuses que celles du corps. Une révolte semblait imminente, lorsque le général Mireur, connu pour être l'ami du soldat, élève la voix. ”
