F . Camen

Résumé

F . Camen La question du jour (1859)

L'Angleterre fait tout son possible pour nuire au crédit du Piémont et de la France, et si elle a montré si peu d'empressement à souscrire à l'emprunt autrichien, c'est que toute confiance est perdue ou qu'elle a l'intention de lui faire parvenir du secours d'une autre manière.
Malgré tout l'appui de la maison Rothschild, baron autrichien, à Londres, qui jadis daigna dire à l'empereur d'Autriche: « Je puis assurer votre majesté que la maison de Rothschild sera toujours enchantée de faire tout ce qui pourra être agréable à la maison d'Autriche. »
Source : Gallica

F . Camen La question du jour (1859)

Quand on se bat, on ne convainc pas ; on oublie la vérité, on se déchire pour des préjugés; quand on a noyé la vérité dans le sang, elle n'en reste pas moins la vérité ! Parfois il arrive que ceux qui veulent, la combattre trouvent qu'elle s'est glissée jusque dans le canon de leurs fusils et qu'elle combat contre eux !
Les scribes de l'Autriche font calomnier la Révolution française en Allemagne, comme amenant la république et le socialisme ! Il n'y a pas d'erreur plus insigne ! Il n'y a pas de Révolution française sans le principe d'autorité
Source : Gallica

F . Camen La question du jour (1859)

Le libre-échange, quand on veut exploiter, est une anomalie. Si, en présence des crises périodiques, nous admettons les tissus anglais, nous verrons, de temps à autre, notre marché inondé et nos ouvriers sans travail. Tout ce qui nous reste à faire, c'est de favoriser notre propre industrie, par la libre entrée de toutes les matières premières et des denrées alimentaires. L'abolition des droits sur les céréales qui, heureusement, est aussi une question d'humanité en présence d'une population affamée et d'un territoire restreint, a été une question de haute politique pour l'Angleterre
Source : Gallica

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