Vincent-Marie Viénot Vaublanc

Résumé

Vincent-Marie Viénot Vaublanc Du Gouvernement représentatif en France… (1820)

Lorsqu'un des partis a évidemment un but secret, les chefs de l'autre parti doivent l'interpeler, le forcer à s'expliquer, en saisir toutes les occasions : et c'est en cela que doit consister le vrai talent de l'orateur, et non dans des phrases harmonieuses et dans des distinctions métaphysiques. Il faut qu'il n'y ait rien d'équivoque dans les voeux et dans la marche des partis. J'oserai dire qu'il faut montrer bien moins d'indignation contre les opinions les plus dangereuses, que contre la perfidie qui cache ces véritables opinions.
Source : Gallica

Vincent-Marie Viénot Vaublanc Du Gouvernement représentatif en France… (1820)

Dès les premiers jours, de la révolution, on voulut ce qu'on appelle un gouvernement représentatif. On fixe les yeux sur l'Angleterre, on l'imite; mais on dénature l'esprit de tout ce qu'on emprunte ; l'inexpérience de l'assemblée constituante , assemblée unique, enfante, une seconde assemblée unique qu'elle oppose au roi; et le monstre dévore la royauté. Une convention, encore assemblée unique, couvre la France de sang et d'échafauds. La terreur disparaît ; on reconnaît enfin qu'une assemblée unique est une chose monstrueuse dans l'ordre politique : on forme deux chambres
Source : Gallica

Vincent-Marie Viénot Vaublanc Du Gouvernement représentatif en France… (1820)

Bien des Français n'en croiront pas leurs yeux, en lisant cette phrase; ils ne pourront concevoir qu'on puisse attribuer à l'esprit de parti la gloire d'un pays. Ils croiront encore moins à cet esprit franc et loyal, dont ils n'ont pas même l'idée. Ils ont anathématisé le mot parti. Ils se croient d'une probité délicate et parfaite, en témoignant de l'horreur, même pour le mot. Ceux-là sont incapables d'avoir ; l'énergie et la franchise qu'exige l'esprit de parti.
Source : Gallica

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