Résumé

Essai critique sur les préjugés révolutionnaires…

Les seuls avantages qu'on peut retirer du droit de la légitimité, l'inviolabilité royale, et l'hérédité du trône, peuvent toujours se concilier avec la souveraineté du peuple telle qu'elle doit être comprise : elles existent au profit de la nation plutôt que dans l'intérêt du monarque lui-même. Le droit de propriété absolue n'est qu'une fiction sans vraisemblance : c'est un germe de discorde plutôt qu'une raison d'état; il ne garantit rien au monarque; s'il est renversé du trône son droit n'a plus de force, il ne peut s'en prévaloir pour attaquer la nation
Source : Gallica

Essai critique sur les préjugés révolutionnaires…

De ce qu'une nation a le droit de changer son gouvernement dans des circonstances graves, il n'en résulte pas qu'elle doive se gouverner ellemême ; il n'y a pour elle ni nécessité ni avantage à participer à ce travail. Bien plus, ce principe ne peut recevoir d'exécution matérielle; la fiction sous laquelle il est adopté, celui de la délégation du pouvoir, constitue par le fait une souveraineté différente et en contradiction absolue avec celle du peuple : c'est une oligarchie, ou le gouvernement au profit de plusieurs, mais non de la masse.
Source : Gallica

Essai critique sur les préjugés révolutionnaires…

Tant qu'une lutte existe entre le pouvoir régnant et l'insurrection , ce droit n'a pas acquis de sanction légale; et si l'insurrection est réprimée, il ne peut acquérir la force de son principe. Le gouvernement représente alors la volonté générale, et la partie de la nation qui l'a combattu n'est plus qu'un parti, une faction, qui n'avait pas assez de puissance morale pour faire admettre qu'il ait agi conformément aux intentions de la masse, et qu'il ait ainsi exercé son droit de souveraineté contre le pouvoir existant.
Source : Gallica

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