Jacques-Charles Bailleul

Résumé

Jacques-Charles Bailleul Petites lettres sur de grandes questions… (1831)

C'est par une suite des mêmes erreurs qu'on veut faire de l'égalité un principe : tout est inégalité dans la nature, surtout dans la nature de l'homme; la civilisation, en ramenant à des sentimens d'équité, de respect de soi-même et de ses semblables, nous a conduits à une sorte d'égalité devant les lois ; mais cette égalité est conditionnelle; elle est subordonnée à la conservation de la société, à ce qui est possible, et toutes les fois qu'on a voulu en faire un principe indéfini, on a été forcé de reconnaître que le prétendu principe était inconciliable avec l'existence des sociétés.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Petites lettres sur de grandes questions… (1831)

Mais une faction! c'est le bélier qui frappe sans cesse et jusqu'à ce que le mur soit renversé; il y a dans l'esprit des clubs une volonté brutale qu'aucun obstacle n'arrête, qu'aucun danger n'intimide, d'autant plus âpre et d'autant plus violente qu'il semble que les maux qu'elle doit produire sont le but qu'elle veut atteindre. Ce fut dans un de ces accès que font naître de désespérantes contrariétés, que les désorganisateurs soulevèrent la question devenue fameuse de l'hérédité de la pairie.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Petites lettres sur de grandes questions… (1831)

Dans ma manière de voir, la liberté de la presse est la première, la plus précieuse, la plus indispensable des prérogatives de la couronne; je ne conçois pas, et l'on ne concevra jamais comment la royauté, qui est le gouvernement de la justice, ou ce n'est plus la royauté, peut remplir son auguste et sublime fonction sans cette libre communication des idées, dont la presse, et surtout la presse périodique, est le moyen le plus puissant
Source : Gallica

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