Résumé

Les deux Grenadiers. Napoléon 1er - Cicéron - Berryer… (1882)

Ne vous offensez pas de la franchise d'un grenadier comme vous. Par ceux qui auraient dû la gouverner toujours, par ceux qui l'avaient si glorieusement gouvernée pendant tant de siècles, par ses anciens rois, par les Bourbons.
LE VIEUX GRENADIER. — Que me dites-vous là ? — Comment sont-ils revenus ?
LE JEUNE GRENADIER. —Comment? — La chose est assez naturelle. Napoléon aimait trop la guerre; toutes les puissances de l'Europe ont fini par se liguer contre lui : malgré son habileté, malgré la bravoure et le dévouement de ses troupes, dont vous devez savoir quelque chose, il a fallu succomber.
Source : Gallica

Les deux Grenadiers. Napoléon 1er - Cicéron - Berryer… (1882)

Oui, dans une monarchie, la force du pouvoir réside dans l'unité du pouvoir luimême. Le Roi est le chef de la nation; il possède des droits plus sérieux, plus étendus, il est bien plus fort qu'un président de république dont toute la mission consiste, pour ainsi dire, à ne faire que contre-signer les décisions émanées de la souveraineté du Parlement. Or, plus un gouvernement est fort, plus il peut donner de franchises à une nation. Cela est de toute évidence.
Les avantages de l'hérédité du pouvoir ne sont pas moins incontestables.
Source : Gallica

Les deux Grenadiers. Napoléon 1er - Cicéron - Berryer… (1882)

Les titres de saint et de sage, de restaurateur des libertés et de protecteur des lettres, d'affable et de victorieux, de juste et de bien-aimé, d'ami du peuple et de père de ses sujets, de grand et de martyr, ne prouvent-ils pas invinciblement qu'il n'est aucunes vertus qui n'entrent dans le domaine royal ? N'est-ce pas la leçon la plus persuasive qu'un prince puisse recevoir?
Source : Gallica

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