Résumé

A. Renouvellat La conversion du 5% en 1883 : loi du 27 avril (1883)

L'État est le gardien des intérêts des contribuables et il ne lui est pas permis de les laisser en souffrance. Il a le même rôle qu'un tuteur vis-à-vis de son pupille. Que dirait-on d'un tuteur qui ne rembourserait pas, dès qu'il le pourrait, un prêt onéreux fait au mineur dont il administre les biens ? Or l'intérêt des contribuables commande de faire toutes les économies compatibles avec le développement moral et matériel du pays, la conversion en est une, donc l'État doit la faire.
Source : Gallica

A. Renouvellat La conversion du 5% en 1883 : loi du 27 avril (1883)

Nous ne voulons certes pas dire que de deux États dont la dette est inégale celui-là trouvera plus de prêteurs qui a une dette plus faible. Non, car celui qui a une dette légère est peut-être un Etat sans ressources, tandis que celui qui a une dette élevée est un État riche et prospère. Ce que nous voulons dire, c'est qu'un État, comparativement à lui-même, peut d'autant plus facilement faire appel au crédit dans les moments critiques que sa dette est moins importante. Supposons la France débarrassée aujourd'hui de sa dette de 20 milliards.
Source : Gallica

A. Renouvellat La conversion du 5% en 1883 : loi du 27 avril (1883)

En effet la hausse d'un titre résulte du crédit d'un pays, qui lui-même dépend d'un ensemble très multiple de circonstance économiques, de la sécurité du pays, de l'activité de son commerce, du développement de son industrie, de la prospérité de son agriculture, de la multiplicité des moyens de transport, etc., etc. ; la hausse dépend, disons-nous, de cet ensemble de facteurs économiques, et non d'un fait purement abstrait, l'unification de la dette. Les preuves viennent du reste en foule à l'appui de nos arguments.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature