Gaston A. Furst

Résumé

Gaston A. Furst De Versailles aux experts (1927)

Ce que le statut wilsonien avait ignoré, ce que les Alliés, au moment de l'armistice, n'avaient pas vu, la Conférence de la Paix pouvait encore le comprendre.
C'était à elle, en somme, s'il n'était pas trop tard, que revenaient l'étude et la solution des formidables problèmes financiers que la guerre posait aux hommes d'État chargés des destinéés de l'humanité. Tout à la lutte et à l'ardent désir de la voir cesser, on était excusable de les avoir oubliés. Quand on se bat pour la vie, on ne songe pas à sa bourse. Ce n'est que lorsque l'ennemi est à terre qu'on revient à ses intérêts.
Source : Gallica

Gaston A. Furst De Versailles aux experts (1927)

Mais, tel qu'il est, il a réussi à sauver l'Allemagne, à garantir quelques Réparations aux Alliés, à ramener un peu de confiance dans le monde civilisé, et à rapprocher d'une Europe en voie d'apaisement une Amérique enfin prête à l'aider de l'excès de son or.
Si les experts n'avaient pu se mettre d'accord entre eux, et avec
l'Allemagne, l'incertitude et le désordre n'eussent fait que croître, la solvabilité de l'Allemagne n'eût pas été rétablie, l'Amérique fût restée à l'écart, et tout espoir de toucher des réparations eût été perdu pour les Alliés.
Source : Gallica

Gaston A. Furst De Versailles aux experts (1927)

Les Américains invoquaient des principes de justice idéale, de sacrifices communs dans l'intérêt de la restauration générale du monde civilisé, leur désir de conclure une paix juste, prévoyante, et définitive, basée, non sur la force, mais sur la libre coopération de toutes les nations. Ils prétendaient amener les Européens à s'y conformer et à s'y soumettre, cependant que l'Amérique resterait à l'écart, créancière inflexible, arbitre d'un état de choses conçu et décidé par ses représentants pour les autres États, mais en dehors duquel elle-même était bien décidée à se tenir.
Source : Gallica

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