Ch. Fayet-Deslongrais

Résumé

Ch. Fayet-Deslongrais Notice biographique du docteur J. Le Coeur (1866)

D'autres que lui veilleront aux destins du monde, et, conciliant facilement l'amour de son pays avec un respect profond pour tout gouvernement établi, s'il ne peut se défendre de sentir vivement les malheurs de sa patrie et de s'indigner contre tout ce qui en compromet l'honneur, il ne demandera qu'une chose au Pouvoir : l'occasion de le servir et de mériter, à force de savoir et de zèle, la récompense qu'il ambitionnera toute sa vie.
Voilà comme, laissant de côté les théories sociale et religieuses de l'époque, Le Cœur continua paisiblement à s'instruire.
Source : Gallica

Ch. Fayet-Deslongrais Notice biographique du docteur J. Le Coeur (1866)

Pendant tout ce temps, Le Cœur dut à peu près renoncer d'une manière absolue à une clientèle lucrative pour faire face aux exigences d'un service qu'à l'état normal, l'État juge assez lourd pour y commettre un chirurgien par bataillon.–Or, le temps marche, les hommes changent, les administrateurs sont remplacés par d'autres qui ignorent les bienfaits rendus; et, comme de pareilles occasions de remplir
un labeur aussi exceptionnel se représentent rarement deux fois dans la vie d'un médecin, tout cela tombe dans le domaine de l'oubli.
Source : Gallica

Ch. Fayet-Deslongrais Notice biographique du docteur J. Le Coeur (1866)

Un noble esprit peut, sans honte et sans crime, Tirer de son travail un tribut légitime,
c'est à la condition, argent ou gloire, de ne jamais paraître le mendier.
Je dis paraître, Messieurs, car s'il poursuivit à outrance la réalisation de son rêve , Le Cœur n'y sacrifia jamais sa dignité professionnelle. Tout au plus dirai-je qu'il fut maladroit et qu'inhabile dans l'art du savoir-faire, il s'exposa, non-seulement à compromettre inutilement sa réputation de savant honnête, mais encore à perdre le fruit de ses efforts.
Source : Gallica

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