Résumé

Portrait de Hippocrate Hippocrate Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré…

J’en dirai autant des autres agents dont se sert la médecine : pour tous, je maintiens que le médecin à qui l’un quelconque fait défaut est en droit d’accuser non son art, mais la violence de la maladie ; donc, ceux qui le blâment de ne pas toucher au malade vaincu par le mal, lui conseillent de consacrer ses soins autant au cas qui ne les comporte pas, qu’à celui qui les comporte.
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Portrait de Hippocrate Hippocrate Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré…

Je commence par un point que tous m’accorderont, c’est que, parmi les malades traités par la médecine, quelques-uns guérissent ; non pas tous ; et c’est justement le reproche qu’on lui adresse. Les adversaires, arguant des morts que causent les maladies, prétendent que ceux qui en réchappent, réchappent par le bénéfice de la fortune et non de l’art. Pour moi, je ne contesterai pas à la fortune toute influence ; mais je crois que les maladies traitées mal, sont le plus souvent suivies d’un mauvais succès, et, traitées bien, d’un bon succès.
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Portrait de Hippocrate Hippocrate Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré…

Donc, s’il n’est rien qui soit sans usage pour les bons médecins et dans la médecine, et si la plupart des productions naturelles et artificielles fournissent les éléments des traitements et des remèdes, il n’est pas possible à aucune des personnes guéries sans médecin, d’imputer raisonnablement leur guérison au hasard. En effet, on démontre que le hasard n’existe pas ; on trouvera que tout ce qui se fait, se fait par un pourquoi ; or, devant un pourquoi, le hasard perd visiblement toute réalité, et ce n’est plus qu’un mot.
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