Jules Michel-Franquély

Résumé

Jules Michel-Franquély La médecine et les médecins (1860)

N'aimeriez-vous pas mieux dire à un médecin : Je vous donne ma confiance, parce que votre air et vos manières me conviennent ; quant à votre science, j'aime mieux, m'en rapporter à ces Messieurs de la faculté de médecine, qui ont de belles robes rouges avec de l'hermine, tout comme des juges, et un beau galon d'or sur leur bonnet.
Ce que nous pouvons savoir, nous, c'est ceux qui meurent et ceux qui vivent ; traitez-nous comme vous l'entendrez, mais si vous voulez que nous restions amis, tâchez qu'il n'y ait pas trop d'enterrements.
— Précisément, M. Cocasson a sauvé la vie à tant de monde !
Source : Gallica

Jules Michel-Franquély La médecine et les médecins (1860)

La concurrence fait des concurrents beaucoup plus que des confrères ; tant qu'elle subsistera il n'y a à attendre que des haines ou des rivalités, qui n'auront pas toujours une circonstance atténuante dans l'urbanité des formes.
Avec la concurrence, la confraternité est une utopie ; sans elle, elle est une vérité.
Sans la concurrence, tous les médecins valides vivront du produit de leur clientelle, et peu de secours seront demandés à l'association.
Mais la concurrence n'est-elle pas l'arche sainte; la sauvegarde de tous les intérêts ; un stimulant à l'esprit et à l'activité de l'homme
Source : Gallica

Jules Michel-Franquély La médecine et les médecins (1860)

Croyez-vous que le bon Dieu, qui a répandu la maladie dans tous les pays, n'ait créé qu'un Cocasson? il n'est pas si avare que cela ; il en a répandu bien d'autres, dans ce beau pays de France. Si vous en voulez un
dans votre commune, je vous aiderai à le trouver. Il vous sera utile : vous pouvez être malades subitement, et la nuit ; il n'y a rien de tel qu'un médecin dans le pays même : Je suis heureux d'entendre que vous disiez tous : oui, oui ; votre santé s'en trouvera bien et votre bourse aussi.
Source : Gallica

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