Saint-René Taillandier,
Une Page de la Vie de Voltaire - L’Aventure de Francfort
“ En demandant grâce pour le prisonnier, la spirituelle margrave le flétrit dans les termes les plus durs, et c’est seulement après s’être radoucie qu’elle le traite de fou. Il est vrai qu’elle le place en fort bonne compagnie. « Son sort, dit-elle, est pareil à celui du Tasse et de Milton. Ils finirent leurs jours dans l’obscurité ; il pourrait bien finir de même... » Est-ce à dire que Frédéric n’ait aucun reproche à se faire ? Non certes. Ma conclusion est tout autre. Quelque témoignage qu’on invoque, Voltaire, Collini ou Freytag, il est impossible de ne pas condamner Frédéric. ”
