Pierre Calmettes

Résumé

Pierre Calmettes Revue des Deux Mondes

Votre ami le roi de Prusse doit être bien à son aise à présent ; je lui souhaitte de la santé et de la gayeté ; voilà les vrais biens, la gloire est une chimère, et la terreur est un plaisir horrible : j’aime mes Suisses à la folie, je voudrais n’être occupé que d’eux, et en particulier de votre jeune Galatin. Adieu, aimable Marmotte, vous êtes heureux ; vous ne travaillés que pour votre plaisir et celui des autres ; bien différent de moi qui ne m’occupe que de faire tout amis et ennemis.
Source : Wikisource

Pierre Calmettes Revue des Deux Mondes

Il est incroyable combien leur commerce a perdu cet hyver par nos armateurs ; or l’Angleterre doit choisir d’être une puissance commerçante ou une puissance militaire, l’on ne peut pas être l’un et l’autre à la fois ; si Luc la rend militaire, l’Europe sera heureuse, car le commerce sera partagé, si elle abandonne les armes pour le commerce, elle aura de l’avantage, mais nous aurons la paix. Luc est un chien enragé, qu’il faut laisser aboyer, il n’a plus que cette consolation ; il me fait pitié, le mensonge et les injures sont les seules armes qui lui resteront bientôt.
Source : Wikisource

Pierre Calmettes Revue des Deux Mondes

Je me flatte, quelque mépris qu’il ait pour les Français, qu’il ne nous croit pas assés imbéciles pour donner dans le paneau de la Haye ; tout ce que nous pouvons faire de mieux, c’est d’en avoir l’air, parce que l’air de dupe convient à ceux qui sont battus et que, dans toutes les situations, hors en amour, il faut partir du point où l’on est ; mais, gare pour nous, pour Luc, pour l’Europe, l’Asie et l’Amérique, que les Autrichiens ne partent de ce même point et ne veuillent pas abandonner leur pays qu’ils détruisent d’autant par lambeaux !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature