Jean le Rond d’Alembert

Jean le Rond d’Alembert

Résumé

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert Trois mois à la cour de Frédéric

C’est, en effet, à Mlle de Lespinasse que d’Alembert envoie ses récits sur la cour de Prusse et sur l’accueil qu’il reçoit du grand Frédéric. Écrites au jour le jour, sous l’impression même des événements, ces lettres ont un caractère de véracité indiscutable ; destinées à une amie intime, et nullement composées en vue du public, elles se ressentent, il est vrai, du laisser-aller du voyageur qui, chaque jour et à bâtons rompus, écrit sous forme de journal la narration de son voyage, mais aussi l’homme s’y montre tout entier, sans apprêt et sans fard.
Source : Wikisource

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert Trois mois à la cour de Frédéric

Je ne vous rabâcherai point l’éloge de ce Prince ; tout ce que j’en vois, tout ce que j’en apprends tous les jours me le fait aimer de plus en plus ; vous aurez peut-être vu dans les gazettes qu’il m’a fait Président de son Académie ; n’en croyez rien, je ne puis pas même dire qu’il m’ait offert cette place, mais je ne saurais douter qu’il ne désire beaucoup qu’elle me convienne, et je ne lui en ai que plus d’obligation de la discrétion qu’il a de ne m’en point parler. Je serai ami et philosophe jusqu’au bout, et certainement je serai de retour à Paris dans les premiers jours de septembre.
Source : Wikisource

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert Trois mois à la cour de Frédéric

On ne peut, en bonne justice, reprocher aux philosophes d’avoir méconnu une idée qui est restée à peu près lettre morte jusqu’en 1789. La meilleure preuve que l’on ne comprenait pas le patriotisme au dix-huitième siècle comme nous le comprenons aujourd’hui, c’est que personne à l’époque n’a songé à reprocher aux philosophes leurs scandaleuses adulations vis-à-vis du vainqueur de Rosbach. Celui qui de nos jours et dans des circonstances analogues écrirait des lettres semblables à celles que d’Alembert ou Voltaire adressaient à Frédéric, tomberait à juste titre sous le mépris public.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature