J. Édouard Horn

Résumé

J. Édouard Horn Procès de banknotes hongroises… (1861)

Je dois ajouter que Ferdinand V est encore en vie et qu'il est en ce moment l'unique roi légalement couronné de Hongrie; que son acte d'abdication n'a jamais été présenté à la Diète hongroise, et que les Etats de Hongrie ne l'ont jamais légalisé; que François-Joseph, qui aujourd'hui s'intitule roi de Hongrie, n'a jamais donné le diplôme qui, après ce que j'ai fait voir, est un préliminaire essentiel du couronnement, et n'a de fait jamais été couronné. Il n'a pas le droit virtuel d'être roi de Hongrie, et il ne l'est pas non plus de fait.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Procès de banknotes hongroises… (1861)

L'histoire de la Hongrie fait partie de l'histoire générale de l'Europe. La couronne de Hongrie est l'objet de stipulations étroites, tout à fait comme celle d'Angleterre, établies par la législature de la nation. La loi-jurée par chaque roi de Hongrie reconnaît formellement que le droit d'élire et de couronner un roi est inhérent aux Etats mêmes du royaume, et que c'est uniquement grâce à une convention en règle que la maison des Hapsbourg, en remplissant certaines conditions, peut prétendre au trône.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Procès de banknotes hongroises… (1861)

On les appelle faux-monnayeurs, et leur crime est justement regardé comme un des plus graves ; parce que, s'ils font de la monnaie mauvaise, ils volent et le public et le souverain ; s'ils la font bonne, ils usurpent la prérogative du souverain. Ils ne peuvent pas parvenir à la faire bonne, s'il n'y à pas un profit, à la fabrication, et alors ils préjudicient l'Etat du profit qui appartient à lui seul. Dans les deux cas, ils causent du tort au souverain, parce que le crédit public étant garant de la monnaie, le souverain seul a le droit d'ordonner le monnayage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature