Résumé

Questions d'avenir, deuxième lettre à M. Thiers… (1840)

Quoi ! on se flatterait de maintenir la paix générale, au prix des sacrifices que nous impose notre alliance éphémère avec la Grande-Bretagne. La paix! quand la guerre nous menace partout, au milieu de la situation que l'Angleterre seule nous a faite ! La guerre tombe sur nous, et du fond de l'Asie-Mineure, et des portes d'Oran, et du rivage d'Alger, et des sables de l'empire de Maroc. Cette guerre que nous ne pouvons éviter, quelles que soient vos concessions, est l'oeuvre lente, mais sûre, du Cabinet de Saint-James.
Source : Gallica

Questions d'avenir, deuxième lettre à M. Thiers… (1840)

Fatiguée des continuelles secousses que lui ont fait essuyer tant de révolutions de Cabinet, la France demande la stabilité de votre ministère ; et la Chambre, trop souvent dissoute pour de vaines questions, n'aspire qu'à se maintenir avec vous et par vous. Il importe à tous les amis de l'ordre et de la prospérité nationale que l'on cesse le jeu funeste par lequel nos institutions sont menacées d'une complète ruine.
Source : Gallica

Questions d'avenir, deuxième lettre à M. Thiers… (1840)

A les entendre, la Russie voudrait écraser l'Europe sous le poids du plus intolérable despotisme politique. En réalité, les torts de l'autocrate se réduisent à ne pas vouloir subir, soit chez lui, soit dans l'Orient, les tyranniques lois des comptoirs anglais. Rivale redoutable du commerce britannique, la Russie maintient un droit qu'on ne saurait lui contester. Elle oppose un tarif prohibitif aux envahissements de l'étranger ; en augmentant ses forces navales, elle se livre aux soins qu'exige sa propre sûreté; elle unit ses intérêts aux intérêts de l'Amérique du Nord et à ceux de la Hollande
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature