Louis François Lestrade

Résumé

Louis François Lestrade De la Liberté religieuse en France… (1827)

D'où l'on voit clairement que réclamer la liberté des cultes pour une situation politique qui n'admettrait pas, comme dogme civil, la nécessité d'une religion, c'est, dès le premier pas , tomber dans l'absurde ; c'est se montrer non moins dépourvu des notions les plus simples sur la nature morale de l'homme , que des élémens de sa constitution sociale.
La liberté du culte suppose évidemment la nécessité de la religion. La législation n'accorde l'une que parce que la société admet l'autre.
Source : Gallica

Louis François Lestrade De la Liberté religieuse en France… (1827)

Car une législation douteuse, un pouvoir sans force, chez un peuple mobile et passionné, forment, pour un état, la situation politique et sociale la plus désolante qui se puisse imaginer. En effet, quand la lettre de la loi constitutionnelle ment à l'esprit du législateur, ou qu'elle permet du moins qu'on le méconnaisse ; quand les motifs qui ont fondé la loi s'éclipsent devant les intérêts qui la combattent, il arrive alors la chose la plus triste.
Source : Gallica

Louis François Lestrade De la Liberté religieuse en France… (1827)

En laissant tomber l'anathême sur la profession des acteurs, la religion garde toujours la charité envers leurs personnes. Lors donc qu'un pontife, faisant taire les prérogatives du rang devant les conseils de la piété, et cachant le pair de France sous les traits du pasteur, est allé frapper avec instance à la porte d'un comédien, on a eu tort de regarder la chose comme étrangère à l'esprit de l'Eglise. Si M. de Quélen n'avait tiré de son propre coeur l'inspiration de ses démarches, il en eût trouvé les motifs dans ses devoirs.
Source : Gallica

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