J. Milsand, Thomas Browne le médecin philosophe de Norwich
“ Avec cette profonde conscience des limites de son intelligence, — et elle n’abandonne pas Browne, — on sent comment les mystères sont en quelque sorte la preuve qui lui démontre la vérité du christianisme. Ses yeux comme son jugement n’aperçoivent partout que des mouvemens dont les ressorts lui échappent, et d’admirables accords où s’atteste une sagesse qui ne se laisse pas saisir. Pour lui, ce qui distingue la réalité, c’est d’être inexplicable, et il voit un mensonge dans toute philosophie qui prétendrait lui donner une explication de l’univers où il n’existerait plus ni ombre ni inconnu. ”
