Résumé

J. Milsand Thomas Browne, le Médecin philosophe de Norwich…

Sa philosophie morale se réduisait quelque peu à concevoir d’après tout le monde une idée banale de l’homme, pour l’appliquer ensuite à n’importe quel individu. Ainsi procède-t-il à l’égard du médecin de Norwich. Tandis que Browne, tel qu’il s’est daguerréotype dans ses œuvres, est avant tout une nature candide qui craint le bruit et qui n’a guère que des vanités d’imagination, tandis qu’il est dominé par ses sympathies au point d’avoir peine à penser à l’effet qu’il peut produire, son biographe n’a qu’un mot à la bouche pour donner la clé de sa vie : l’amour-propre.
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J. Milsand Thomas Browne, le Médecin philosophe de Norwich…

Chez Bacon, tous les organes de l’esprit sont comme engrenés l’un dans l’autre ; l’imagination fait corps avec l’intelligence, et c’est avec toutes les forces de son être à la fois qu’il poursuit la vaste pensée qui est en même temps son ambition, sa poésie, sa doctrine, sa morale même, — la pensée de découvrir, par une scrupuleuse analyse des faits, l’essence absolue des qualités et des manières d’être, afin d’arriver par là à la puissance de transporter à volonté dans tel ou tel corps la nature d’un autre corps [4] .
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J. Milsand Thomas Browne, le Médecin philosophe de Norwich…

Rien, disaient-ils, ne périt dans la nature ; tout n’est qu’une continuation ou une renaissance ; les semences d’une résurrection sont cachées dans les restes des corps détruits comme dans le sang de l’homme : les cendres des roses peuvent se ranimer, et il en sortira des roses ; elles seront plus petites et plus pâles que si elles avaient germé ; sans odeur et sans substance, elles ne seront pas les fleurs qui poussent sur le rosier, mais seulement leurs délicats fantômes, et, comme des fantômes, elles ne se laisseront voir qu’un instant.
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