E. Caro, Un Moraliste inédit, M. Doudan
“ L’éclat d’une fête, la vue d’une scène violente, la lecture d’un roman met dans cet état. On se croit alors traversé de pensées nouvelles, et ce n’est pourtant que l’écho des impressions des autres. La vraie inspiration est quand le vrai soi-même se réveille tout à coup du demi-sommeil où il languit d’ordinaire. On est étonné alors de ce qu’on voit en soi... Pour les gens qui n’ont pas de talent, une nuit éternelle plane sur le courant de leurs impressions personnelles, elles passent rapidement et confusément. L’inspiration est le temps où le soleil se lève sur ces rivages inconnus [16] . ”
